YS la Cité Engloutie, avec un deuxième CD distribué par Keltia Musique. C'est une légende d'YS revisitée musicalement par Pascal RODE, mais fidèle quant aux références bibliographiques (référence : Manuscrits anciens).La diversité des musiciens a permis d'adapter ce récit, important dans la culture bretonne, en une véritable fresque musicale. Une dizaine de concerts dans les plus grandes salles de Bretagne.
La cité engloutie est une légende très proche des cornouaillais ( région bretonne dont Quimper est le haut lieu ) car elle concerne la ville de Douarnenez : La légende de la ville d'Ys. Pour résumer, Gradlon, roi de Cornouaille, fit construire, en des temps non définis, pour sa fille Dahut, la cité d'Ys. Cette dernière était protégée par une puissante digue.
Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d'aller pêcher. Dahut, fille de Gradlon, profondément attachée aux dieux Celtiques, accusait Corentin, Evêque de Quimper d'avoir rendue la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d'une cité où seules régneraient richesse, liberté et joie de vivre. Aussi Dahut donna-t-elle à chacun des habitants un dragon qui s'empara de tous les navires marchands. La ville d'Ys devint ainsi la plus riche et la plus puissante de Bretagne. Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l'héritage des Celtes. Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l'obligeant à porter un masque de soie. Mais le masque était enchanté, et à l'aube, il se transformait en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était jeté du haut d'une falaise dans l'océan. Un beau matin, un prince arriva dans la cité et Dahut tomba aussitôt amoureuse de cet étranger.
Or, c'était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pécheresse. Par amour pour lui, elle lui donna la clé de l'écluse qu'elle déroba à son père pendant son sommeil. Le prince ouvrit l'écluse et l'océan en furie envahit la ville.
Seul Gradlon réussit à échapper de cet enfer avec l'aide de St Guenole. Sur son cheval marin, Morvak, il se mit à cheuvaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n'était autre que sa fille. Sommé par St Guenole, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage.
Aujourd'hui encore, il arrive que par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent souvent sonner les cloches, sous la mer, et disent qu'un jour YS renaîtra plus belle, car elle n'est qu'engloutie.
Douze chapitres refont l'histoire de la cité disparue. Afin de faire le lien entre les tableaux, Louis Bertholom, poête, donne quelques extraits des vieux manuscrits à la manière d'un déclamateur. Une partition très imagée, avec des accents de musique trés colorés, allant de la musique renaissance, baroque à la musique rock en passant par la musique traditionnelle bretonne et la musique du monde.